Yémen: les coûts humain et humanitaire ne cessent de croître (ONU)

0
4

NEW YORK (Nations Unies), 11 septembre (Xinhua) — A la suite des consultations de paix qu’il a convoquées la semaine dernière à Genève, l’envoyé spécial de l’ONU pour le Yémen, Martin Griffiths, a indiqué au Conseil de sécurité qu’il ne s’attendait pas à ce que ce soit « une mission aisée », disant que « La guerre a connu une escalade sur tous les fronts. Le degré de confiance est au plus bas et les coûts humain et humanitaire ne cessent de croître ».
Si les parties au conflit sont piégées dans « un cycle vicieux de violence », le peuple yéménite, à l’inverse, aspire à une solution politique pacifique pour mettre fin à la guerre et avoir un gouvernement qui puisse satisfaire ses besoins fondamentaux, a expliqué M. Griffiths, faisant état de la « course contre la montre pour sauver ce qui reste des institutions publiques » du pays.
Le processus politique yéménite connaîtra des hauts et des bas, a prédit M. Griffiths. Cela ne démontre pas forcément que la situation politique et militaire n’est pas propice à des consultations officielles. « Certes, ce processus n’est pas facile. Il faut de la volonté politique, de la détermination et l’engagement de tous les acteurs, y compris des membres du Conseil de sécurité », a-t-il recommandé.
Les parties ne doivent pas se laisser entraîner dans de nouveaux affrontements militaires de grande envergure, a mis en garde M. Griffiths, cité par l’ONU dans un communiqué publié mardi.
L’envoyé spécial prévoit également de rencontrer plusieurs acteurs du sud du pays pour trouver un accord sur leur participation au processus politique, processus au sein duquel les femmes ont un rôle à jouer, l’inclusivité étant cruciale. Ce chemin vers la paix ne sera pas linéaire, a insisté M. Griffiths. « Il n’est pas surprenant que certains trouvent difficile d’y participer », a-t-il dit. « Avancer vers la paix est urgent à présent, c’est là une leçon que l’on tire de Genève. » Fin